℧ Flicka's Ranch ℧

Bienvenue dans le ranch familial. Que tu sois un humain travailleur, un cheval domestique ou même sauvage, la porte est grand ouverte.
 
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♞ Date d'inscription : 25/12/2017
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Admin
Dim 11 Mar - 11:38
Je me réveille en sursaut, haletante et tout en transpiration. Une larme coule le long de ma joue tandis que je soupire.
*Ce n'était qu'un cauchemar, respires*
Je me répète ces mots à plusieurs reprises, jusqu'à ce que je sente mon rythme cardiaque ralentir et ma respiration revenir à la normale. Je tourne la tête vers le réveil qui indique 5h du matin, je sais déjà qu'il me sera impossible de trouver le sommeil. Alors je sors de mon lit, attrape des vêtements au passage et file prendre une douche. L'eau à au moins l'effet de chasser les images de l'accident et de l'annonce du décès de mes parents. Je n'irais pas jusqu'à dire que cela m'arrive souvent, mais sincèrement ce n'est pas le genre de choses qu'on oublie du jour au lendemain.
Il est encore tôt mais je décide de prendre mes écouteurs et un roman avant de sortir de la maison. Je n'ai croisé personne et c'était tant mieux. Je mets mes écouteurs dans mes oreilles et active la musique de mon téléphone en mode aléatoire avant de me diriger vers les écuries. S'il est trop tôt pour nourrir ou faire les box, je peux tout de même m'installer et lire un peu. Je me dirige vers l'aile A, les chevaux du ranch sont un peu plus habitués à mes visites nocturnes, restant la plus discrète possible avant de m'installer sur une couverture, entre deux box. Je garde mon roman dans les mains sans l'ouvrir, préfèrent fermer les yeux et laisser la musique m'envelopper avec l'odeur des écuries. C'est le meilleur calmant au monde...
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Seiya
Nouveau venu
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♞ Date d'inscription : 07/03/2018
♞ Messages : 12
Nouveau venu
Dim 1 Avr - 13:15
J'ouvre les yeux, encore une fois. Pour changer, tiens. Les heures passent, aussi lentement que des jours entiers. Quand le soleil viendra-t-il une nouvelle fois éclairer ma robe ébène ? Quand pourrais-je cesser de fixer ces chevaux endormis paisiblement, pendant que moi, je souffre ? Quand pourrais-je observer de tout mon soul les humains, sans craindre de ne pas les voir ? Quand l'aube arrivera, et que la Lune s'en ira. Mais elle est encore là, bien qu'elle descende lentement. Je me réconforte en la fixant. Elle, au moins, n'a pas changé, et ne changera jamais. Contrairement à ma vie, si aléatoire. Je me tourne et me retourne dans mon box, bien trop étroit à mon goût. Les prairies, les galopades ivres de liberté sont loin désormais. Vive ces quatre murs de 10m2 ! 

Alors que je m'abreuvais tranquillement, un bruit de pas me parvient. Quoi ? Un Homme ?! Je reste dans mon repère, et attends que le cliquetis des bottes cesse. Je regarde les stalles voisines, mais aucun de mes compagnons de fortune ne prête attention à l'énergumène qui se balade chez nous. Ils ronflent encore, et les bruits désormais familiers d'un sabot claquant contre le sol, le souffle serein d'un cheval à quelques mètres de moi m'apaise. J'inspire profondément et passe ma tête par-dessus ma porte. Une femme, emmitouflée dans un bout de tissu est absorbée par une chose que je ne vois pas. Les Bipèdes ont vraiment des lubies très particulières, de rester dans une écurie, au lieu d'être bien tranquilles dans leur chez-soi ! Cependant, je préfère guetter cet individu très stressant au lieu de m'interroger sur leurs existences hors du commun. Mon souffle court fait énormément de bruit, et je crains qu'il me fasse repérer. Comment ne pas paniquer quand un Humain se situe près de moi ? Très près de moi ? Trop près de moi ?
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♞ Date d'inscription : 25/12/2017
♞ Messages : 135
Admin
Mar 3 Avr - 17:53
Je soupire longuement, tentant de contrôler ma respiration qui reste rapide. Ma poitrine se soulève en rythme, je sens les battements de mon coeur et mon sang qui pulse dans mes veines. Nouveau soupir.
Je finis par ouvrir les yeux, observant les box devant moi. Malgré la pénombre j'arrive sans difficulté à discerner les courbes des chevaux du ranch. Certains sont nés ici, avec l'aide de mon père. Non, je ne dois pas penser à cela maintenant sinon les larmes vont recommencer à couler, et je ne le souhaite vraiment pas. Je pose mon livre à côté de moi et me concentre sur les bruits et les odeurs environnantes.

Tout est familier, tout est silencieux. Enfin presque.
J'entends un bruit plus inhabituel, ce qui me fait immédiatement froncer les sourcils. Je suis loin d'être de nature inquiète mais étant dans les soins vétérinaire certains bruits m'alerte plus que d'autres.
J'écoute plus attentivement, le bruit ne semble pas venir des box à proximité mais de plus loin. Mon regard passe de box en box, guettant le moindre signe de la part de nos équidés.
Après plusieurs minutes je finis par me lever, faisant quelques pas, restant bien au milieu de l'allée et faisant un minimum de bruit, je ne désire pas réveiller les autres chevaux.
Mon regard se poser vers le box d'un nouveau pensionnaire, ou plutôt d'une. Celui d'une jument. Seiya. Celle-ci semble bien nerveuse, d'après ce que j'ai cru comprendre elle ne semble pas très à l'aise en notre présence, chose que je peux comprendre. Changer de lieu de vie n'est pas facile pour tous et peu également être très stressant. Je ne connais pas son histoire, mais son comportement en dit long.
Je me mets face à son box, tout en étant à bonne distance afin de ne pas l'effrayer et de lui laisser le temps de m'observer à son tour. Je l'observe, analysant son état afin de vérifier qu'elle n'est pas en danger.
Une fois cette certitude faite, je me pose dos au mur face à la porte de son box, et je m'assoie tout en la regardant.
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Seiya
Nouveau venu
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♞ Date d'inscription : 07/03/2018
♞ Messages : 12
Nouveau venu
Jeu 5 Avr - 16:26
      Je panique. Je pense qu'on pourrait même sentir les battements de mon cœur, qui saute contre mon poitrail. Qui est celui qui a inventé la peur ? Sait-il seulement qu'on peut en mourir ? Je ne peux même plus bouger, voire respirer. Ou, si, mais c'est si bruyant qu'elle s'en rend compte. J'entends avec désespoir ses bottes claquer contre le sol dur, comme elle se rapproche. C'est discret, si discret qu'aucun de mes camarades n'entend, tous dorment. Même les juments. Même les êtres que je déteste, mais moins que les Hommes. Je voudrais seulement qu'on attire l'attention de l'Humaine, pour qu'elle parte en courant, loin de moi. 

     La Femme s'approche, et me fixe, avec attention. Je reste immobile. Mais c'est inutile de le préciser, mes jambes sont ankylosées, comme tout le reste de mon corps. Sauf mes oreilles. Je ferme les yeux quelques instants, priant pour que ce ne soit qu'un mirage, pour qu'elle ne soit plus là à mon retour, pour que je puisse retourner à ma solitude. Elle est supportable, au moins, ma solitude. Et puis, elle ne me stresse pas. Je suis sereine en sa compagnie. Mais voilà que les Hommes ont débarqué, et que je me suis fait stupidement attrapée. Si seulement je n'avais pas été là-bas, si seulement ... Bon. Seiya. Rien ne sert de se lamenter sur le passé, c'est fini. Concentre toi plutôt sur ce qui se passe en ce moment. 

      Elle s'assoit, face à moi. La boule d'angoisse qui s'était formée dans ma gorge descend doucement. Elle n'est pas disparue.  Mais elle est devenue plus agréable à porter. Disparaitra-t-elle seulement un jour, un jour en étant en compagnie des humains ?

                Je soupire plus profondément. Je tente de me rassurer, d’enlever cette trouille qui me colle à la peau, depuis mon ancien propriétaire. Elle n’a pas l’air méchante cette Dame, rien dans sa tenue me prouve qu’elle va me sauter dessus dans dix secondes, elle ne tient pas de licol ou de cravache à la main. Non. Et puis, ses yeux brillent d’une douce lueur, une lueur qui me dit qu’elle est gentille. Mais rien de tout ça ne suffit à me rassurer. Alors, je pousse un léger geignement, ni trop fort pour que les autres entendent, ni trop bas pour qu’elle ne le décèle pas. Je veux qu’elle entende, je veux qu’elle comprenne que j’ai peur.

Mais les Humains savent-ils communiquer avec les chevaux ?
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